Nos techniques

Quelle que soit l’espèce animale considérée, qu’il s’agisse d’un mammifère, d’un oiseau, d’un poisson ou d’un reptile, le soin et la minutie, la patience et la précision apportés au spécimen restent toujours les mêmes.

L’étude

Avant de « travailler » l’animal proprement dit, nous constituons un dossier avec photos, prises de mensurations, couleur des yeux, observations diverses et particularités éventuelles.

La peau

Nous prélevons la peau de l’animal, qui est ensuite minutieusement préparée : retrait de toutes parties de graisse ou cartilage, dédoublage intégral des oreilles paupières et lèvres, avant d’être lavée. La peau est ensuite tannée dans des bains, dans lesquels nous rajoutons bactéricide, fongicide, insecticide et huile de nourriture. A l’issue du tannage, l’acidité des bains de tannage est neutralisée. Les fourrures et plumages sont alors à nouveau dégraissés et passés en foulonnage, pour accentuer le gonflant et le brillant. La peau sera ensuite « habillée » sur un mannequin sculpté et modelé sur mesure.

Le mannequin

Le mannequin est fabriqué sur mesure, en tenant compte de la position souhaitée par le client, à ce stade nous pratiquons principalement deux méthodes. La première méthode consiste à réaliser un mannequin avec armature métallique remplaçant le squelette, la musculation et les volumes étant ensuite reconstitués en fibre de bois, chaque volume étant façonné individuellement. Nous utilisons du fil de fer galvanisé ou de la tige filetée pour l’armature, et de la fibre de peuplier traitée ficelée avec du fil de lin pour les volumes. Nous employons généralement cette technique sur des sujets de petite taille. La deuxième méthode consiste à utiliser un mannequin en mousse de polyuréthane, notre maîtrise de cette matière nous permet de réduire ou augmenter les volumes en fonction des mesures prises au départ, nous l’employons généralement pour les sujets de grande taille. Les mousses de polyuréthane sont utilisées en taxidermie depuis une trentaine d’années, ces matériaux présentent une fiabilité et une résistance face aux agressions liées aux températures ou à l’hygrométrie. Cependant nous savons utiliser indifféremment les deux méthodes, quelle que soit la taille de l’animal.

Les détails du montage

Les yeux représentent la vie, aussi nous utilisons des yeux concaves convexes de qualité musée, correspondant bien entendu à la taille, la forme et la couleur du spécimen. Sous toutes les parties de peau « molles » (narines, lèvres, paupières) le modelage s’effectue à l’aide de matériau extrêmement résistant, qui catalyse rapidement et sans aucune rétraction.

Les finitions

Après une période de séchage qui varie selon l’épaisseur du cuir, les imperfections sont réparées. Toutes les zones de peau apparentes (narines, lèvres, paupières) qui ont perdu leurs couleurs dans les bains de tannage, sont remises en couleur avec des teintes acryliques artistiques appliquées à l’aérographe, et l’humidité des muqueuses est reproduite avec des gels artistiques.Il reste ensuite à fixer l’animal naturalisé sur son socle, réalisé à la demande très sobre ou avec décor approprié.

Les reptiles et les poissons

Les méthodes de naturalisation utilisées pour un reptile ou un poisson sont les mêmes que celle pratiquées pour un mammifères ou un oiseau. Cependant, face à la fragilité de la peau des poissons et reptiles de petites tailles ainsi que certains sujets fragiles, nous préconisons la réalisation d’un moulage en résine, qui sera la réplique fidèle du sujet, puisque le moulage est réalisé sur le sujet lui même et peint à l’identique. Dans un cadre scientifique ou de muséographie, le spécimen pourra alors être conservé pour étude ou prélèvements.